Des secrets méconnus sur la famille Rockefeller enfin révélés

À la mort de John D. Rockefeller en 1937, ses actifs totalisaient 1,5 % de la production économique américaine. Au fur et à mesure que l’héritage de John grandissait, sa famille est devenue l’une des plus puissantes au monde. Il y a certainement de nombreuses reliques de la longue histoire de la famille Rockefeller, y compris le tristement célèbre Rockefeller Center de New York, qui abrite entre autres le sapin de Noël Rockefeller Center.Nous ne connaissons peut-être jamais la valeur exacte des Rockefeller, mais nous pouvons expliquer les autres secrets et tragédies de la famille. Ce sont là les sombres secrets de l’une des familles les plus riches d’Amérique.

La liaison de Nelson Rockefeller révélée au grand jour à sa mort

Le destin de Nelson A. Rockefeller n’a rien eu de classique. Gouverneur de New York, puis vice-président des États-Unis, il meurt brutalement en 1979. Les premiers articles évoquent une crise cardiaque survenue dans son bureau du Rockefeller Center. Mais rapidement, la vérité perce : Nelson Rockefeller, 70 ans, s’est éteint dans une maison de ville, au côté d’une collaboratrice âgée de 25 ans, alors qu’ils entretenaient une relation intime. Sa femme contestera longtemps cette version, mais une fidèle assistante confirmera l’histoire. Le scandale éclaboussera la famille, qui n’en était pourtant pas à son premier tumulte.

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William A. Rockefeller : colporteur, trompeur et bigame

William Avery Rockefeller, père du fondateur de la dynastie, n’a jamais cherché la discrétion. Sous le surnom de « Devil Bill », il arpentait les routes en prétendant être un « colporteur sourd-muet », vendant des élixirs douteux et des plantes prétendument miraculeuses. Parfois, il se faisait passer pour un ophtalmologiste sous le nom du Dr William Levingston. Sa vie sentimentale était tout aussi chaotique : il aura des enfants avec son épouse… et avec sa maîtresse, qui vivait elle-même au sein du foyer sous couvert de domestique. Un passé familial loin du prestige affiché des Rockefeller.

Le Dr Richard Rockefeller, philanthrope disparu dans le brouillard

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Richard Rockefeller, fils de David Rockefeller et neveu de Nelson, a choisi la philanthropie plutôt que la banque ou la politique. Médecin engagé, il dédie sa vie à des causes humanitaires. Mais en 2014, à 65 ans, il trouve la mort dans un crash d’avion près de Harrison, dans l’État de New York. Ce jour-là, le brouillard était dense. L’appareil, parti du domaine familial voisin, s’écrase peu après le décollage. L’accident bouleverse la famille, qui perd l’un de ses membres les plus investis dans l’action sociale.

Quand Winston Churchill faillit écrire la biographie de Rockefeller

Winston Churchill, figure majeure de l’histoire britannique, a prononcé des discours mémorables et publié plus de quarante ouvrages, décrochant même le prix Nobel de littérature en 1953. Dans les années 1930, la famille Rockefeller souhaite lui confier la rédaction de la biographie officielle de John D. Rockefeller. Mais Churchill exige une avance colossale de 250 000 dollars. Même les Rockefeller reculent devant cette somme. Finalement, c’est Allan Nevins, historien renommé de l’Université Columbia, qui héritera de la mission.

Michael C. Rockefeller : disparition au cœur de la Nouvelle-Guinée

En 1961, Michael C. Rockefeller, cinquième fils de Nelson, s’aventure en Nouvelle-Guinée. À seulement 23 ans, il rêve de rapporter à New York une collection d’objets d’art autochtones pour le Museum of Primitive Art. Mais après le naufrage de son embarcation, il tente de rejoindre le rivage à la nage… et disparaît. Pendant deux semaines, les recherches restent vaines. Officiellement, sa mort est attribuée à la noyade. Mais les rumeurs vont bon train : attaque de crocodile, de requin ou… rencontre fatale avec des cannibales locaux. Un mois après les faits, un prêtre néerlandais recueillera le récit glaçant de membres de la tribu Otsjanep, qui admettent avoir tué un homme correspondant à sa description et montrent des ossements. La disparition de Michael demeure l’un des plus grands mystères de la dynastie.

La naissance de la fortune : un pacte secret avec Vanderbilt

La richesse des Rockefeller ne doit rien au hasard. Cornelius Vanderbilt, magnat du rail et de la navigation, conclut avec John D. Rockefeller un accord qui va changer la donne. Vanderbilt obtient l’exclusivité du transport du pétrole Rockefeller à un tarif préférentiel. Mais la croissance fulgurante de Standard Oil inverse vite le rapport de force : Vanderbilt tente de rompre l’accord, Rockefeller réagit, construit son propre pipeline et fait chuter les profits de son partenaire. Un épisode de négociations serrées qui scelle la fortune du clan. Vanderbilt meurt quelques années plus tard, en 1877.

John D. Rockefeller face à la guerre civile : un chèque pour éviter le front

Aux États-Unis, durant la guerre de Sécession, les plus riches pouvaient payer 300 dollars pour qu’un remplaçant serve à leur place. Ce système, mis en place par la loi sur l’inscription de 1863, sera de courte durée. Mais il permet à John D. Rockefeller d’échapper à la conscription et de poursuivre la construction de son empire industriel pendant que d’autres partaient au front.

Winifred Rockefeller : drame familial en 1951

La tragédie frappe aussi les familles puissantes. Winifred Rockefeller Emeny, arrière-nièce de John D. Rockefeller, met fin à ses jours à 46 ans en emportant ses deux filles avec elle. En 1951, dans le Connecticut, elle démarre deux voitures dans son garage fermé, installe ses enfants âgés de 12 et 6 ans dans un des véhicules, puis s’allonge à proximité. La femme de chambre les trouvera morts, victimes d’asphyxie. Le drame, relaté par The Journal News, viendra hanter les annales familiales.

L’imposteur qui a dupé la haute société sous le nom de Rockefeller

Dans les coulisses de la jet-set, un certain « Clark Rockefeller » s’infiltre, décroche des postes prestigieux, fréquente le gotha et épouse même une femme fortunée. La famille, dont l’agenda est surchargé, ne repère rien. Derrière ce pseudonyme se cache Christian Gerhartsreiter, un Allemand qui mène sa double vie jusqu’à son arrestation en 2008. Condamné à 27 ans de prison pour un meurtre sans lien avec son imposture, il sera classé par Time Magazine parmi les dix plus grands arnaqueurs de l’histoire. L’affaire laisse un goût amer dans le cercle fermé des Rockefeller.

John D. Rockefeller, l’homme qui a survécu à son assurance-vie

La longévité de John D. Rockefeller force l’admiration. Né en 1839, il s’éteint d’athérosclérose à quelques semaines de ses 98 ans. Il aura vécu si longtemps que sa compagnie d’assurance dut lui verser la totalité de sa police, soit 5 millions de dollars. Un exploit rare, même pour une figure de cette envergure.

La Prohibition : un engagement discret mais déterminé

John D. Rockefeller n’était pas un amateur d’alcool. Sa femme Laura militait activement pour la tempérance. Ensemble, ils financeront la Prohibition, mais pas pour empêcher l’utilisation de l’éthanol comme carburant, contrairement à une idée répandue sur le web. Leur soutien s’inscrit dans la continuité de convictions personnelles profondes. Laura, membre fondatrice de la Women’s Christian Temperance Union, orientera les dons du couple vers l’adoption du 18e amendement et du Volstead Act, qui marquent l’interdiction de l’alcool aux États-Unis.

Laura Spelman Rockefeller : un nom qui résonne dans l’histoire de l’éducation afro-américaine

En 1882, John D. et Laura Rockefeller font des dons importants au Atlanta Baptist Female Seminary, établissement dédié à l’éducation des femmes noires. Deux ans plus tard, l’institution prend le nom de Spelman Seminary, puis Spelman College, en hommage à Laura et à sa famille abolitionniste. Ce geste laissera une empreinte durable dans l’histoire américaine et la lutte pour l’émancipation.

John D. Rockefeller, frappé d’alopécie

Atteint d’alopécie, John D. Rockefeller voit son système immunitaire s’attaquer à ses follicules pileux. À la quarantaine, il a perdu tous ses cheveux, sourcils compris. Pour préserver les apparences, il adopte un stratagème : il porte des perruques de différentes longueurs, donnant l’illusion de coupes fraîches et variées. Comme près de 200 000 Américains chaque année, il doit composer avec cette maladie auto-immune, bien loin de l’image d’invincibilité que véhicule son nom.

Le légendaire don du sou

Guidé par les conseils d’un expert en relations publiques, John D. Rockefeller a pris l’habitude de distribuer un sou à chaque personne croisée, qu’il s’agisse d’un enfant ou de Samuel Firestone, patron et millionnaire du secteur du pneu. Dans les années 1920, un sou représente l’équivalent de 1,30 à 1,50 dollar aujourd’hui. En tout, près de 35 000 dollars seront ainsi dispersés, pièce après pièce, au fil de ses rencontres. Une pratique qui frappe les esprits et contribue à façonner sa légende.

Des racines à Cleveland, loin des gratte-ciel new-yorkais

On associe souvent le clan Rockefeller à New York, au célèbre Rockefeller Center ou à la gouvernance de Nelson A. Rockefeller. Pourtant, c’est à Cleveland que la fortune familiale prend racine, avec la création de Standard Oil en 1870. John D. ne s’installera à Manhattan qu’une décennie plus tard, après avoir bâti les fondations de l’empire dans l’Ohio.

L’éradication de l’ankylostome : une croisade sanitaire

Au début du XXe siècle, plus de 40 % des habitants du Sud des États-Unis souffrent d’infections causées par l’ankylostome : anémie, fatigue chronique, croissance ralentie. En 1910, John D. Rockefeller fait un don d’un million de dollars à la Rockefeller Sanitary Commission, qui cartographie les zones à risque et organise les traitements. L’assainissement progresse, la maladie recule. Aujourd’hui, l’ankylostome ne subsiste qu’en de rares poches du Sud profond. Une victoire sanitaire durable, signée Rockefeller.

La saga Rockefeller n’a jamais été un long fleuve tranquille. Entre secrets inavoués, tragédies familiales et coups d’éclat, la famille continue de fasciner, d’irriter ou d’inspirer ceux qui scrutent les coulisses du pouvoir. Les ombres du passé ne s’effacent pas facilement, mais elles dessinent, aussi, le relief d’une dynastie hors norme.

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