Qui a le droit de demander l’ESTA visa ?

L’entrée aux États-Unis n’a rien d’automatique. On imagine souvent le visa comme un passage obligé, mais il existe une différence de taille : certains voyageurs peuvent fouler le sol américain sans en faire la demande. La loi américaine ouvre en effet la porte à l’ESTA, à condition de répondre à certains critères précis. Qui peut réellement prétendre à cette autorisation ? Sur qui s’applique ce dispositif, et à quelles règles ne faut-il pas déroger ?

L’ESTA Visa pour les citoyens du programme d’exemption Visa

Il existe un raccourci déroutant : beaucoup de personnes pensent que l’ESTA USA est un visa par erreur, alors qu’il s’agit d’une autorisation virtuelle pensée pour simplifier les démarches d’entrée aux États-Unis. Depuis que le programme américain d’exemption de visa a vu le jour, une sélection de pays, 38 en tout, allant de la France à l’Allemagne, en passant par l’Espagne, la Belgique et le Canada, a la possibilité d’envoyer ses citoyens sur le territoire américain sans visa classique. Le critère de nationalité est incontournable. Il faut être citoyen ou ressortissant d’un pays reconnu par le programme pour prétendre à l’ESTA, et déposer sa demande en ligne. Sur le papier, rien de sorcier, mais cette première étape ne suffit pas toujours.

La durée du séjour pour les citoyens du programme

Disposer du bon passeport n’ouvre pas forcément toutes les portes. Un point précis cadrant l’accès à l’ESTA tient à la durée du séjour. Il faut impérativement que le voyage n’excède pas 90 jours. Ni un de plus, ni passe-droit : si séjourner aux États-Unis figure à votre agenda pour plus de trois mois, la procédure ESTA cesse de s’appliquer et le recours au visa redevient inévitable. Cette règle s’applique à tous, qu’il s’agisse de tourisme, de missions professionnelles courtes ou d’une escale. Bon à savoir : l’ESTA reste valide pour deux ans à compter de son approbation, mais à chaque entrée sur le territoire, le chronomètre repart et le compteur des 90 jours est relancé. Plusieurs passages, oui ; durée prolongée, jamais.

Les autres exigences à l’obtention de l’ESTA Visa

La nationalité et la question des dates ne suffisent pas. Pour prétendre à l’ESTA, il existe d’autres vérifications sur lesquelles les autorités américaines ne transigent pas. Voici ce qui mérite votre attention avant toute demande :

  • La sécurité avant tout : L’administration américaine filtre drastiquement les entrées sur son territoire. Au moment du formulaire, dix interrogations précises attendent le candidat : santé mentale, condamnations passées, éventuels liens avec des groupes interdits. Chaque réponse pèse ; le moindre doute et l’autorisation peut être refusée.
  • L’ESTA et les enfants : Aucun mineur n’y échappe, quel que soit son âge. Que votre enfant soit bébé ou adolescent, il doit obtenir sa propre autorisation ESTA. Les parents effectuent la demande en son nom, mais il est impératif que le mineur dispose d’un passeport individuel. Les noms inscrits sur le passeport parental ne rentrent plus dans les clous américains.

Respecter ces critères, c’est accepter la définition très précise du voyageur souhaitée par les États-Unis : prévisible, honnête, identifié à chaque étape. Face à ces règles, le rêve américain prend la forme d’un ticket conditionnel, validé en dix questions et quelques clics, à chacun d’être prêt lorsqu’arrive le moment de la traversée.

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